Aménagements

Les Infrastructures

Au fil des siècles, nos villes et nos villages se sont, toutes et tous, édifiés au bord de notre fleuve et de nos rivières comme pour se refléter dans cet « axe originel ». Mais, avec le rail et la route, le XXème siècle nous a détournés du fleuve et de ses affluents et nos villes comme nos villages se sont mis à leur tourner le dos avec une bien curieuse ingratitude. On a construit n’importe où, parfois même n’importe comment, des tours, des barres, ce qu’on a appelé des « villes-champignons », des « cités-dortoirs » qui ont créé le fameux univers du… « boulot-métro-dodo ». 

Il a fallu attendre la fin du XXème pour que certains commencent à comprendre que l’urbanisme se devait d’obéir à quelques règles élémentaires. Aujourd’hui, nos « décideurs », nos « aménageurs » redécouvrent que la riveraineté est une chance merveilleuse que les cités riveraines seraient absurdes de négliger. Depuis deux ou trois décennies, la plupart des grands projets d’urbanisme ou de développement économique font de nouveau face au fleuve.

En même temps, la riveraineté revenant -enfin- « à la mode », chacun comprend qu’il faut rattraper le temps perdu et on aménage le fleuve et ses affluents pour mieux le préparer à affronter tous les défis du XXIème siècle.

Le colloque 2004 : « Les grandes villes européennes et leur fleuve »
Le colloque 2005 : « Etre riverain, une chance, des problèmes »,

L'Aménagement des Berges

Pendant des siècles, dans chaque ville, dans chaque village, les berges ont été considérées, à l’égale de la place du marché, comme le lieu de rencontre, de retrouvailles, de festivités, le véritable cœur de la vie sociale.  On y dansait, on y tirait les premiers feux d’artifice, on y célébrait les victoires de nos armées, les mariages de nos rois, la fin des moissons et des vendanges. Notre univers a changé. Il n’y a plus de victoires à nos frontières, plus de rois et personne n’aurait l’idée d’organiser des réjouissances en l’honneur des moissonneuses-batteuses. Mais dans notre univers de barres, de tours, d’échangeurs, de béton et de « métro, boulot, dodo », nos concitoyens ont, plus que jamais, besoin à la fois de se retrouver ensemble (c’est-à-dire souvent simplement de faire la connaissance de ses voisins) et de retrouver un peu de nature, d’air frais.

Le fleuve et ses affluents, avec leurs berges, apparaissent comme des oasis inespérées au cœur d’un monde si souvent hostile. Les riverains ont soif de se réapproprier leurs berges, leur fleuve ou leur rivière (comme le prouve d’ailleurs le, succès de l’opération « Berges Seines »). Mais trop souvent l’oasis ressemble à un mirage. Les zones industrielles, des voies ferrées, des entrepôts (parfois abandonnés) ont envahi les berges ; et les rives qui, jadis, servaient de plages ou de lieux de toutes les réjouissances, de tous les sports sont devenues des dépôts d’ordures envahis de ronces et de tous les détritus de notre société de consommation.

Depuis sa création, La Seine en Partage et ses Affluents milite en faveur d’un aménagement harmonieux et cohérent des berges et incite les élus de toutes les communes riveraines à répondre à la demande de leurs habitants qui souhaitent se réapproprier leur fleuve, leurs berges.

Cet appel indéfiniment répété semble être aujourd’hui entendu. Le succès populaire d’opérations comme « Paris-Plage » incite sans doute de plus en plus de communes riveraines à aménager agréablement leurs rives.

Le colloque 2004 : « Les grandes villes européennes et leur fleuve »
Le colloque 2005 : « Etre riverain, une chance, des problèmes »,